Les droits syndicaux s’appliquent aussi chez Glencore !

La mine d’argent et de zinc d’Andaychagua, dans le département de Junín (centre du Pérou) emploie elle-même 400 mineurs. Environ 1100 autres sont sous contrat avec des sous-traitants, le plus souvent à titre temporaire, alors qu’ils participent depuis des années à l’activité principale de la mine. Leurs conditions de travail sont pires que celles des employés fixes. Ils triment à des centaines de mètres sous terre et à des températures de plus de 40 degrés Celsius, privés de ventilation efficace et d’équipements de sécurité dignes de ce nom.

Depuis le début de la pandémie, la situation des mineurs s’est encore dégradée. Au cours de son assemblée de décembre 2020, le syndicat a dès lors décidé de modifier ses statuts afin que les mineurs intérimaires puissent également devenir membres. Jusque-là, ces derniers n’étaient en effet pas syndiqués. La direction régionale du travail a approuvé cette modification des statuts. De son côté, la filiale de Glencore, Volcan Compañia Minera, a déposé un recours pour la faire invalider, mais son ingérence antisyndicale a été rejetée.

L’entreprise a alors déclenché des représailles contre le syndicat, réduisant par exemple des prestations pourtant prévues dans la convention collective de travail. Par ailleurs, Volcan a jusqu’ici refusé de négocier avec le syndicat et conteste systématiquement les résolutions et les décisions rendues par les autorités en faveur du syndicat.

Dans leur grève de protestation contre les pratiques antisyndicales de la filiale de Glencore, les syndicalistes ont de toute urgence besoin de solidarité.

SOLIFONDS